Format JPEG TIFF et RAW
Format JPEG
Il faut bien faire la distinction entre les différents formats d'enregistrement utilisés (en général JPEG et TIFF dans les appareils photo numérique) dont certains utilisent des algorithmes de compression de type destructif et c'est le cas du Jpeg.
Le format JPEG a été conçu pour la compression des images photographiques avec la particularité d'être capable de gérer 16 millions de couleurs mais son réel intérêt vient de la diminution effective du poids de fichier (en ko) qui permet de stocker une quantité plus importante d'images pour une capacité mémoire donnée. De plus, la compression JPEG peut atteindre un taux très élevé mais cela n'est pas sans conséquence sur le résultat final puisqu'il s'agit d'une compression de type destructive.
Une certaine quantité de l'information contenu initialement dans l'image est purement et simplement ignorée par l'algorithme de compression et en fonction du taux appliqué, l'image (une fois décompressé) présente des signes dus à cette absence d'informations qui se traduisent par des artéfacts plus ou moins visibles. Le taux de compression d'une image n'est pas prévisible à l'avance car celui-ci dépend du facteur de qualité recherché mais également de l'image en elle-même. En effet, plus celle-ci est riche en petits détails et plus le taux de compression sera mauvais pour un niveau de qualité donné.
Bien évidemment, il est bon de relativiser cette dégradation car il faut bien reconnaître que sans le format JPEG il n'y aurait pas beaucoup d'images à voir sur le web ;-). La preuve en est que toutes les images présentées sur ce site ont toutes été sauvegardées au format JPEG afin d'obtenir des poids de fichiers (en Ko) compatibles avec le débit des lignes téléphoniques “RTC” (28 à 56 kbp/s).

Compression Facteur x10 Compression Facteur x40 Compression Facteur x80
Format TIFF
Après le JPEG, c'est le format le plus couramment utilisé sur les appareils numériques même si certains fabricants ne le proposent pas.
Pourtant, ce format est bien utile lorsqu'un maximum de détails doivent être enregistrés (genre structures très fines, motifs répétitifs...) car le JPEG ne se comporte pas très bien sur ce type de sujet. En plus, si l'on veut pratiquer des traitements un peu plus poussés (soustraction du dark ou autre) il faut absolument utiliser un format de sauvegarde de type non destructif.
Je pense que la raison première de cette éventuelle omission en revient au poids du fichier généré pour la sauvegarde dans ce format et également la faible capacité des cartes mémoires proposées. Heureusement, lorsque le format Tiff n'est pas proposé sur un appareil c'est parce que bien souvent ce dernier dispose du format RAW.
Format RAW
Le format RAW contient toutes les informations sorties "brutes" du capteur CCD. Celles-ci sont représentées par des niveaux de luminosité mesurés par les photosites du capteur (via des filtres RVB). La répartition de ces filtres RVB n'étant pas égale sur l'ensemble des pixels, il y a obligatoirement une interpolation pour assurer la colorimétrie finale de l'image. En temps normal, ces opérations sont gérées par le photoscope qui sauvegarde les images directement au format JPEG ou TIFF. En utilisant le format RAW, l'analyse de ces images, l'interpolation des couleurs, la gestion de la balance des blancs... ne sera plus assuré par l'appareil lui-même mais par un programme externe que vous aurez installé sur votre ordinateur ou via un plug-in pour un logiciel graphique.
Il s'agit bien entendu d'un format non compressé comme le TIFF mais qui présente de gros avantages sur ce dernier comme par exemple, la "profondeur" des couleurs qui peut-être supérieure à 8 bits. En effet, il est possible d'obtenir des images au format RAW sur 10 ou 12 bits (soit 1024 niveaux par couleur pour le 10 bits ou 4096 pour le 12 bits) avec des appareils comme le Nikon D1x, le Canon 10D, le Fuji S2, l'Olympus E-10... Les images fournies sont beaucoup plus douces, non saturées et il est enfin possible d'effectuer d'importantes corrections dans les hautes ou basses lumières ainsi que sur la colorimétrie, sans pour autant que l'image ne se dénature !
Autre avantage non négligeable, le poids du fichier image sera nettement inférieur à celui d'un format TIFF puisqu'il n'y aura pas encore eu d'interpolation (donc augmentation du poids de fichier) pour la gestion des couleurs qui sera effectuée ultérieurement. Cela signifie un gain de place sur la carte mémoire (ce n'est pas du luxe) tout en préservant une qualité maximale mais permet également un temps d'enregistrement plus court :-)).